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Compagnie des Champs

Compagnie des Champs

Ce blog décrit la vie artistique d'une équipe de création de théâtre itinérant en milieu rural il est également un centre de ressources d'images et de sons concernant ses activités


Lettres à ma fille - Calamity Jane

 

 

 

Lettres à ma fille

Calamity Jane

 

http://fr-fr.facebook.com/video/video.php?v=10150212649083680&oid=193370524023447&comments

link (vidéo - teaser du spectacle)

 

 

Adaptation et mise en scène : Pierre Fernandès

Avec Anna D'annunzio & Jean-Luc Brunet

Projet de création 2011 par la Compagnie des Champs

 

 

Notes d’intentions

«Nous projetons d'adapter à la scène des lettres de Calamity à sa fille.
Je trouve formidable de faire circuler sur le Massif Central et au delà
une parole de poésie brute, le vécu et la vision du monde des hommes

par une grande poétesse : Jane Cannary-Burke...

Sa vie tracée dans un livre de cuir pour selle de cheval,

tient tout autant de Nicolas Bouvier pour le sens du voyage,

l'instinct de pérégrination, le goût de l'évasion;

que de Blaise Cendrars...

Comme lui, elle fut victime de la légende, qu'elle a elle-même créée,

légende de la femme d'action, de l'aventurière éprise de la vie dangereuse.

Cette femme libre et à l'imaginaire nécessaire à cette liberté,
pose question sur le destin des femmes et celui des mères...
Où sont les limites, quelles sont les souffrances ?
Comment pulvériser les jugements qui accablent les femmes,

ne sont-elle pas considérées seulement comme des mères

lorsqu'elles le sont devenues ?

et qu'en est il des pères ?
Les seuls pères probables sont-ils des Polybes,
-pères adoptant faits d’amour sans violence...
ou bien des Laïos,
-pères absents absorbés par l'errance...

Sur tout cela Jane nous interpelle, dans cette incroyable trace posthume, dans ce bardât de tendresse et d'amour adressé à une fille absente...

Celui qui tient le livre de Calamity Jane entre ses mains vient des Black Hills

«On dit que dans les Black Hills le cercueil de Calamity Jane fut fermé par un homme qu’elle avait soigné, alors qu’il était enfant,

au moment où une épidémie de variole sévissait à Deadwood...»

«On dit que celui qui tient le livre entre ses mains est son petit fils...
On dit qu'il sait la faire apparaître,... Il joue du banjo et la voilà...
Elle dépèce un lièvre, elle va parler, elle va écrire, espérer...

Ne pas la déranger au risque de ramasser une raclée...»

 

Les scènes seront traitées, comme des séquences d'apparition en noir & blanc dans une lanterne magique. L'image le son et la musique en direct avec ces apparitions, créeront un endroit de réalité poétique à l'instar des anciens cinémas forains. Dans une esthétique et un rythme non sans relations avec « Dead Man » de Jim Jarmusch. Le tout dans un récit qui se passe aujourd'hui, porté par Celui qui tient le livre entre ses mains.»

 

Pierre Fernandès

 

" Des lettres comme un secret, un cri de guerre, de désespoir et d'amour...
Les Lettres de Martha Canary à sa fille, révèlent ce conflit... Entre Martha Canary et

Calamity Jane, entre la femme aux mœurs d'hommes et la mère,

entre la liberté et le remords, entre la solitude et la société.
C'est l'histoire de cette femme et de cette mère, indissociables, qui m'a tant touchée

et que j'ai envie de raconter, avec tout ce que cela soulève d'authentique,

de lâche, de courageux, de brutal, de tendre, de cruel, d'ambigu, d'humain..."

 

Anna D’Annunzio

 

 

 

 

 

 

L’oeuvre

 

Traduction de Marie Sully et Grégory Monro - Editions Rivages

Calamity Jane était un drôle de personnage : aventurière, bagarreuse et femme à la fois. Légende du


Far West, elle a connu Buffalo Bill, les saloons et les diligences. Mais ce que l'on connaît moins,

 

c'est son amour pour sa fille Jean, confiée dés sa naissance à Jim et Helen O'Neil, dans l'espoir

 

d'une vie plus stable. Pendant 25 ans, le soir au coin du feu, elle écrivait à sa fille des lettres qu'elle

 

ne reçut qu'après sa mort. Elle lui racontait sa vie d'aventurière, entre indiens, diligences et bagarres

 

de saloon, mais aussi sa vie de femme avec ses amours et ses regrets.Mais c'est surtout l'amour et

 

la culpabilité d'une mère que rapportent ces lettres, et l'on découvre une Jane tendre, aimante et

 

complexée par son manque de culture et sa vie si particulière.

 

 

 

...« Mon encre a gelé tant de fois qu’elle est presque gâtée. Elle m’est précieuse, car ton papa Jim

 

me l’a envoyée. Tu vas être une bien grande fille, maintenant, presque 6 ans. Il me semble qu’il s’est

 

écoulé si peu de temps depuis que j’ai rencontré papa Jim et ta mère O ‘Neil et que je t’ai donnée à

 

eux. Un jour, j’irai te voir. Je me suis sentie si mal quand j’ai appris la mort d’Helen. Tu es destinée à

 

ne jamais avoir de mère avec qui vivre. Que dieu garde avec toi la vieille maman Ross, chérie. Je

 

m’occupe d’un petit garçon. Son nom est Jackie, il a cinq ans de plus que toi, ses père et mère ont

 

été tués par les indiens. Je l’ai trouvé le jour où ton père a été tué. Il pensait que ton père était le plus

 

grand héros qu’il y ait sur cette terre et il l’a vu abattre. C’est un gentil garçon et se sera un jour un

 

grand homme. Les indiens sioux sont toujours difficiles. Je suis allée sur le champ de bataille après

 

la bataille de Custer et je ne veux jamais revoir pareil spectacle. Dans une maison qui avait

 

été démolie, il y avait la carcasse d’un homme qui s’était apparemment caché pour échapper aux

 

indiens qui cherchaient à se venger. Les squaws avaient coupé bras et jambes aux soldats morts

 

, puis coupé les têtes, puis arraché les yeux. Tu sais, Custer avait ravagé un village indien, et

 

chassé squaws et enfants de leur campement, si bien qu’on ne peut les blâmer de se venger à leur

 

façon. Ton oncle Cy était à cette bataille, Janey. Je l’ai trouvé taillé en pièces, la tête à un endroit,

 

jambes et bras dispersés. J’ai creusé une tombe et mis son pauvre vieux corps dans une

 

couverture de selle et l’ai enterré. Je ne peux jamais penser à lui sans pleurer. Bonne nuit chérie,

 

jusqu’à la prochaine fois. »...

 

Jane Hickok

 

 

 

 

 

Fiche technique :

Ce spectacle se joue en salle comme en extérieur(en soirée).

1 prise 220v 16A

plateau : 6x6m

1 loge/miroir

en salle : noir, 2 PC 1000, 1 Par 64 CP 62

Durée du spectacle : 50 mn.

 

Accueil : 3 personnes

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