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Compagnie des Champs

Compagnie des Champs

Ce blog décrit la vie artistique d'une équipe de création de théâtre itinérant en milieu rural il est également un centre de ressources d'images et de sons concernant ses activités


Création 2011

Publié par la Compagnie des Champs sur 21 Octobre 2010, 07:54am

Catégories : #Archives

calamity jane

 

Nous projetons d'adapter à la scène

les lettres de Calamity à sa fille.
Souhaitant faire circuler

sur le Massif Central et au delà
une parole de poésie brute,

le vécu et la vision du monde des hommes

par un grand poéte Jane Cannary-Burke...

Sa vie tracée dans un livre de cuir pour selle de cheval,

tient tout autant de:

  Nicolas Bouvier pour le sens du voyage,

l'instinct de pérégrination, le goût de l'évasion;

que de Blaise Cendrars...

Comme lui, elle fut victime de la légende,

qu'elle a elle-même créée,:

Légende de la femme d'action,

de l'aventurière éprise de la vie dangereuse.

 

Cette femme libre et à l'imaginaire nécessaire à cette liberté,
pose question sur le destin des femmes

et celui des mères...
Où sont les limites, quelles sont les souffrances ?

 

 

 

Comment pulvériser les jugements qui accablent les femmes,

ne sont-elle pas considérées seulement comme des mères

lorsqu'elles le sont devenues ?

et qu'en est il des pères ?


P1000378.jpg
Les seuls pères probables sont ils des Polybe,
        -pères adoptant faits d 'amour sans violence...
ou bien des Laïos,
         -pères absents absorbés par l'errance...

Sur tout cela Jane nous interpelle, dans cette incroyable trace posthume, dans ce bardât de tendresse et d'amour adressé à une fille absente...

 

 

Celui qui tient le livre de Calamity Jane entre ses mains vient des Black Hills

« On dit que dans les Black Hills le cercueil de Calamity Jane fut fermé par un homme qu’elle avait soigné, alors qu’il était enfant,

au moment où une épidémie de variole sévissait à Deadwood... »

« On dit que celui qui tient le livre entre ses mains est son petit fils...
On dit qu'il sait la faire apparaître,... Il joue du bandjo et la voilà...
Elle dépèce un lièvre, elle va parler, elle va écrire, espérer...

Ne pas la déranger au risque de ramasser une raclée... »


costume.jpg

 

Depuis qu'elles furent publiées,

j'ai espéré croiser un jour l'actrice

pouvant incarner ce Mythe en toute humanité.

Anna D'annunzio porte depuis longtemps la nécessité,

de partager ces lettres avec les spectateurs.

Quant à Jean-luc Brunet

son  parcours d'homme et d'acteur

font de lui le gardien idéal du Livre de Calamity.


Pour cette création, les acteurs devront trouver l’aisance du corps d'une autre personne en mouvement., Goûter la résonance d'une voix disparue, découvrir la parole de l'autre, s’en imprégner, faire corps avec elle. Apprivoiser le personnage à incarner, l’apprivoiser, puis lui donner naissance comme une apparition..


Les scènes seront traitées, comme des séquences d'apparition en noir & blanc dans une lanterne magique.

L'image le son et la musique en direct avec ces apparitions, créeront un endroit de réalité poétique à l'instar des anciens cinémas forains.

Dans une esthétique et un ryhtme non sans relations avec « Dead Man » de Jim Jarmusch.

Le tout dans un récit qui se passe aujourd'hui, porté par

"Celui qui tient le livre entre ses mains."

 

Pierre Fernandès

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